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Goukinou² 18/07/2003

 
Goukinou²
Rien ne sert d'envier & copier la vie des autres, éclatez-vous dans la votre !
Goukinou²

Pourquoi est-ce que je ne dors jamais ? 06/06/2004

 
 Pourquoi est-ce que je ne dors jamais ?


- Parce que je regarde l'émission d'Ariane Brodier au lieu d'aller au lit
- Pa
rce que je joues à FIFA toute la nuit
-
Parce que j'regarde des films et des séries en streaming
- Pa
rce que j'suis rarement dans mon lit
-
Parce que j'me pose des questions existentielles pendant des heures
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Parce que je suis maniaco dépressif (j'en ai tous les symptômes lol)
- Parce que je ne veux pas finir comme Mickael jackson et philip des 2be3
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Parce que j'repense constamment aux vieux fantomes du passé
-
Parce que j'réfchis à mes prochains articles
- Parce que j'suis trop impatient dtre à demain
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d'façon j'm'en fou j'ai toujours l'air d'avoir 20 ans
- Parce qu'il y'a un monstre sous mon lit
- Pour mieux me blesser au foot le lendemain
- Pour m'enfiler des chips toute la nuit
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Pour regarder Toutes les vidéos de Teagan
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Pour le fun, ça donne un coénigmatique
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Pour espérer avoir leme pouvoir que le mec de Cashback
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ça donne 8 heures de plus de vie que vous.
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avec 40°C de fièvre et une cuite je dors toujours pas
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Bon ok y'a pas de mal à etre insomniaque
- Appel le Dr.house il te répondra peut-etre.
-
Je finirai par en crever...



Les filles ont peur : comment être #safedanslarue ?


Les filles ont peur. Rentrer seule le soir, dans l'obscurité de la nuit, ne rassure pas. On a toute eu peur un jour de croiser un arabe ou un noir homme mal intentionné. On a souvent l'impression d'être suivie et on arrive régulièrement chez soi en nage, le coeur battant, rassurée enfin d'être à la maison, ça n'arrive pas qu'à Marseille alors parlons-en :
 
Les garçons pensent souvent qu'on panique pour rien. "Je n'ai jamais eu de problème dans le quartier, moi." On n'essaie même plus d'argumenter. Pour une poignée d'abrutis insistants croisés en rue, on aura probablement la trouille à vie. Mais mesdemoiselles, vous n'êtes pas seules. Le hashtag #safedanslarue, parmi les plus populaires sur Twitter cette semaine, vous le démontre depuis quelques temps.

Le sujet a été lancé par une blogueuse féministe sur son blog, Crêpe Georgette. Elle proposait de lutter contre le sexisme en 22 étapes. Parmi elles, une a particulièrement attiré l'attention des internautes:  "Dans la rue la nuit si une femme est seule, je la dépasse vite en me mettant sur le trottoir d'en face pour montrer que tout est safe." #safedanslarue était né.

De nombreuses femmes expliquent leurs trucs pour éviter de se faire embêter dans la rue. Certaines font semblant d'être au téléphone, d'autres évitent d'écouter de la musique pour rester attentives à ce qui se passe autour d'elles. Elles sont nombreuses à confier "éviter le regard" de ceux qu'elles croisent pour "ne pas provoquer" ou "pour éviter qu'ils prennent ça pour une invitation".

N'hésitez pas à partager vos astuces pour éviter d'avoir peur en rue. Les filles de Twitter n'attendent que ça. Les hommes, eux, sont mitigés dans ce débat. Si certains prennent conscience que les filles ont peur et qu'ils ne le savaient pas jusqu'à alors, d'autres se sentent insultés. Evidemment, les hommes ne sont pas tous des pervers, ils n'ont pas tous envie de suivre les filles croisées en rue jusque devant chez elles, mais quelques mauvaises expériences suffisent pour que les filles mettent tout le monde dans le même panier, une fois la nuit tombée. C'est triste, évidemment, mais si le débat peut faire en sorte que les hommes bien éduqués parlent à ceux qui ne se rendent pas compte de la peur qu'ils provoquent chez les filles seules, ça serait pas mal, non ? 
 
"Il n'y a pas de victime parfaite de viol !"
Le hashtag #TheresNoPerfectVictim donne la parole aux victimes qui ne se sentent pas comprises ou entendues par la société.
Quand une victime de viol porte plainte, elle est soumise à de nombreux interrogatoires. Son comportement est analysé, comme s'il y avait un comportement type à adopter quand on a subi pareil traumatisme. Chaque personne réagit différemment face à une telle agression. La réaction de la personne abusée sexuellement ne doit donc pas être utilisée comme "preuve" à décharge de la victime. 

Emma Sulkowicz une étudiante de l'université de Columbia victime d'une agression sexuelle. Elle promène son matelas autour du campus de l'université pour dénoncer l'abus et le comportement de la direction face à cela. En effet, la direction n'a pas expulsé l'étudiant qui a abusé d'elle. En cause? Elle aurait contacté celui-ci peu de temps après les faits. Elle fait partie de ces femmes et jeunes filles qui ne sont pas entendues et dont le statut de victime n'est pas reconnu. Elles doivent "prouver" à la société le calvaire qu'elles ont vécu. 

Les militantes Wagatwe Wanjuki et Julie Zeilinger ont décidé de se battre aux côtés de ces femmes. Elles ont lancé le mot-dièse#TheresNoPerfectVictim (Il n'y a pas de victime parfaite) afin de discuter des pressions subies par les survivantes et la façon que la société ou leurs agresseurs les discréditent. 

Et un bref passage sur les réseaux sociaux suffit à comprendre cette campagne: il n'y a pas de victime parfaite. "Changer des détails ou ne plus se souvenir de certaines choses est un symptome du choc émotionnel. Ce n'est pas un moyen de tromper les gens", écrit une internaute. 

Certaines ne peuvent pas ou ne veulent pas porter plainte directement. D'autres ne pleurent pas toujours ni ne montrent de signes de dépression intense après l'agression. Certaines ne se souviennent de rien ou être en contact avec leur agresseur. Ça ne veut pas dire pour autant qu'elles n'ont pas été victimes de viol.




 Pourquoi est-ce que je ne dors jamais ?
"Pourquoi les pauvres prennent-ils sans cesse des décisions stupides?"
Dans un article publié par De Correspondent, Rutger Bregman s'est posé la question suivante: "Pourquoi les pauvres empruntent-ils plus, épargnent moins, fument plus, font moins d'exercices physiques, boivent plus, mangent plus et mal, écrivent-ils les pires lettres de motivation pour trouver un emploi?"
 
Rutger Bregman est parti du constat suivant: aux Pays-Bas, 1,3 million de Néerlandais vivent sous le seuil de pauvreté, au point qu'il faut désormais s'inscrire sur des listes d'attente pour pouvoir accéder aux banques alimentaires locales. Et de citer le plan de la secrétaire d'Etat Jetta Klijnsma qui souhaite inciter les plus pauvres à chercher du travail. Mais pour lui, le gouvernement néerlandais se trompe et devrait donner les bons coups de coude: notamment en investissant plus dans l'éducation, qu'il décrit comme le Saint-Graal dans la lutte contre la pauvreté.

Mais il ajoute une autre question: "Que faire si les pauvres sont incapables de se prendre en charge? Si les incitations et l'éducation glissent sur eux comme l'eau sur un canard? Pire encore: si les coups de pouce du gouvernement ne font qu'aggraver la situation?" Pour répondre à ces questions difficiles, il a interrogé Eldar Shafir, psychologue de l'Université de Princeton qui a récemment publié avec Sendhil Mullainathan, économiste de l'Université de Harvard, une nouvelle théorie sur la pauvreté. 

Concept de la rareté
Eldar Shafir n'est pas n'importe qui. Il serait même, selon la revue Foreign Policy, l'un des cent penseurs les plus influents du moment. Le président Obama aurait d'ailleurs fait appel à lui en tant que consultant. Shafir explique son raisonnement à partir du concept de la rareté: "Même les personnes les plus riches ne peuvent pas tout acheter. Or, les gens agissent différemment lorsqu'ils ont un sentiment de manque. Les gens qui agissent comme s'ils étaient sans cesse en pénurie gèrent bien leurs problèmes à court terme, mais on constate une absence de solutions à long terme". 

Il ajoute: "Comparez un ordinateur comprenant dix programmes lourds fonctionnant simultanément. L'appareil est lent et fait des erreurs, pas parce qu'il ne s'agit pas d'un bon ordinateur, mais parce qu'il a trop de choses à faire en même temps. On peut comparer ce système aux pauvres qui ne prennent pas de décisions stupides parce qu'ils sont stupides, mais parce qu'ils vivent dans un environnement où tout le monde prend des décisions stupides". "Les pauvres se demandent chaque jour comment trouver de la nourriture ou de l'argent dans l'immédiat, ils n'arrivent plus à penser à long terme car ils ne bénéficient pas du temps nécessaire à une bonne réflexion. Ils sont dans l'urgence". 

Capacités cognitives diminuées
"Notre recherche montre qu'en agissant de la sorte, on perd environ 13 points de QI. C'est comparable à une nuit sans sommeil ou à une dépendance à l'alcool" ajoute Eldar Shafir. Celui-ci a commencé ses recherches il y a quelques années dans un centre commercial américain. Les passants étaient invités à expliquer ce qu'ils feraient face à une panne de voiture qui leur coûterait 150 dollars. Ils reposaient ensuite la même question, mais avec un coût de 1.500 dollars cette fois-ci. Allaient-ils emprunter de l'argent, travailler plus ou retarder cette réparation? Pendant qu'ils réfléchissaient, les participants ont été soumis à une série de tests cognitifs. 

Les résultats ont montré que pour 150 dollars, peu importait le niveau social, chacun trouvait des solutions plus ou moins similaires. Les problèmes survenaient en cas de facture plus salée. Le simple fait d'imaginer un problème financier important modifiait les capacités cognitives des plus pauvres. 

"Plus l'inégalité augmente, plus les capacités cognitives diminuent"
Il prend ensuite un autre exemple: "Les États-Unis ont rassemblé récemment les résultats de 120 études sur l'efficacité des ateliers de réinsertion pour les pauvres et les chômeurs. Ils ont trouvé que rien ne les aidait véritablement. On peut comparer ces ateliers à l'apprentissage de la natation: si quelqu'un apprend à nager et qu'ensuite vous le jetez dans un océan déchaîné, il se noiera". 

L'éducation permettrait cependant d'aider ces gens à mieux gérer leurs capacités cognitives. "L'argent seul ne suffit pas. Vous aurez beau développer des aides pour aider ces populations, vous risquez fort de ne voir aucun résultat. Le sentiment de rareté continuera de vous influencer. Lorsque vous verrez autour de vous des gens avec une télévision à écran plat, vous voudrez la même. Plus l'inégalité augmente, plus les capacités cognitives diminuent". 

"Le problème n'est généralement pas un manque de motivation, mais la difficulté de sortir de ce cercle vicieux de manque de vision à long terme. Les pauvres ont surtout besoin de retrouver la pleine possession de leurs capacités de réflexion, il faudrait leur offrir le temps nécessaire qui leur permettrait de sortir de cette urgence permanente en analysant plus calmement les problèmes et aux solutions qui se posent à eux".

Tags : Gouki² - #safedanslarue - pauvre - riche